Avril 2010

l’eco réflexion

édito

Comme se plaît à le rappeler le Président du Conseil régional d’Aquitaine, Alain Rousset, notre région est historiquement une terre de cueillette. L’abondance de la vigne et du pin ont fait la richesse de la région ; à l’inverse, parmi d’autres facteurs, elle a freiné son industrialisation et son ouverture sur le monde. Certes, l’économie aquitaine, et tout particulièrement celle de la région bordelaise, a bien changé ; (...) > lire la suite

Industrie

La filière bois en Aquitaine

L’importance économique de la forêt aquitaine s’exprime avant tout en chiffres : la forêt aquitaine est la première forêt cultivée d’Europe avec 1.8 million d’hectares et compte pour le quart de la récolte nationale. Elle représente un atout économique majeur puisqu’elle fournit 34 000 emplois (plus de 10% de l’emploi industriel de la région) pour un chiffre d’affaires de 2.5 milliards. En outre 80% de la récolte est transformée sur place. Les résultats des entreprises régionales placent la filière en position de leader sur le plan national pour les volumes récoltés et sciés. Les principales activités sont constituées par le sciage, la fabrication de caisses et de palettes, de parquets et lambris, de papier, carton et de panneaux. Les entreprises sont très nombreuses et réparties sur tout le territoire aquitain. Image Etablissement de sciage, rabotage, ... Il est important de noter que les entreprises de la région se sont engagées dans une démarche de qualité et respectueuse de l’environnement : en 2002, le massif forestier aquitain a en effet obtenu la certification PEFC (Programme européen de Certification forestière). A l’heure actuelle, 800 000 hectares de forêts sont certifiés. En quelques mots, la certification permet au consommateur de s’assurer que le bois qu’il achète provient d’une forêt exploitée et aménagée de manière durable et responsable (chaine de traçabilité…) Les professionnels du bois en Aquitaine sont regroupés dans plusieurs organismes destinés à adapter les capacités de (...)

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Actualité

Le marché du vin bordelais… il marche toujours ?

Avec la fin de chaque crise, on se promet de ne plus faire les mêmes erreurs ou de prendre les choses pour acquises. Mais, en fin de compte, il se peut qu’on reprenne ses anciennes habitudes, et quand une crise survient, on se trouve dans le même cycle infernal. A l’heure actuelle, la crise économique fait des ravages à l’échelle mondiale et des petites ainsi que des grandes propriétés en sont victimes. Malheureusement, on témoigne d’une exacerbation des clivages chez les vignobles français – où se trouvent les fondations de l’image bordelaise. Est-ce qu’ils vont arriver à s’en sortir pendant cette crise ? Les statistiques sont sombres. Alors que la consommation du vin augmente partout dans le monde, pendant les dernières années, le marché du vin bordelais a vu ses chiffres chuter. Les nouveaux consommateurs, qui se trouvent en Asie, en Angleterre et en Amérique du Nord, tendent à être plus expérimentaux que la génération de connaisseurs précédant - ne considérant pas la France, et plutôt la région bordelaise, comme le seul distributeur du bon vin. Ils cherchent leur vin ailleurs, surtout puisque celui de la Californie et de l’Amérique du Sud sont de bonne qualité et se vendent souvent aux mêmes prix, voire moins chers, et que les vins français qui se vendent hors de nos frontières s’accompagnent de beaucoup de taxes et de couts d’expédition. Pour autant, le problème les « Vins du Nouveau Monde » est plutôt récent, et ne fait que s’ajouter aux clivages préexistants dans le marché des vins (...)

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Europe

Le gouvernement européen du vin

Une réforme européenne radicale mais pas libérale Au cours de la quarantaine d’années de son institutionnalisation, l’Organisation Commune de Marché européen (« OCM vin ») a généré une division des compétences et des pouvoirs qui a maintenu la majeure partie du gouvernement de cette industrie à l’échelle des Etats et des vignobles. Après avoir essuyé plusieurs échecs, pendant la période 2006-8 les agents de la Commission européenne ont proposé et ont finalement obtenu un changement de cette OCM qui touche non seulement à ses instruments, mais à leurs fondements politiques. Si nous partageons la conclusion de beaucoup d’acteurs et d’auteurs que cette réforme constitue un changement considérable dans la manière dont l’industrie vitivinicole européenne se gouverne, l’étiquette « libérale » qui lui est souvent collée résume mal une nouvelle politique qui, contrairement à certaines apparences, ne laisse pas l’orientation de cette industrie à « la main invisible du marché ». Au contraire, partant du constat en (...)

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sondage

Si vous aviez à quitter Bordeaux ou sa banlieue, quelle serait votre réaction ?


 

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