Les portes de l’Aquitaine
Le site venirabordeaux.com est né du constat que beaucoup restait à faire pour promouvoir la ville de Bordeaux, y attirer les investisseurs et les habitants, et accompagner les uns et les autres dans leurs démarches d’installation. Depuis, nous avons eu l’occasion de rencontrer et de croiser nombre de personnes qui partagent nos préoccupations et se mobilisent en faveur du rayonnement et du développement de la ville. (...) > lire la suite
À deux semaines du vernissage de l’exposition orchestrée par l’association Buy-Sellf, Frédéric Latherrade est un homme pressé, qui passe ses journées entre le Centre d’Arts Plastiques Contemporains (CAPC) de Bordeaux où l’accrochage est en cours, et les locaux de l’association. Frédéric a débarqué à Bordeaux au début des années 90, après son bac, pour entrer à l’école des Beaux-Arts de Bordeaux. Découvrant le foisonnement culturel qu’offrait la ville de Bordeaux, il a créé l’association Zebra 3 avec deux amis de l’école, au coeur du quartier de Saint-Michel d’abord pour faire vivre un lieu d’expression artistique. C’est par la suite qu’arrivera l’idée qui est à l’origine de la success story de Buy-Sellf - Zebra 3 : « On voulait appliquer nos compétences sur support imprimé, auxquelles venaient s’ajouter un positionnement critique et une certaine fascination vis-à-vis de la société de consommation. Donc on a choisi d’utiliser le modèle du catalogue de vente par correspondance (VPC) ». Un catalogue peu commun, car celui-ci est rempli d’oeuvres d’art qui s’amusent à détourner les produits de consommation courante, tout en reprenant clairement les codes de la VPC, références et bon de commande à l’appui. Frédéric Latherrade et ses collaborateurs sont-ils devenus des marchands d’art ? Certainement pas : « Ce qu’il nous manquait dès le début, c’était une structure logistique et économique, nous explique Frédéric. Mais ce n’était pas vraiment le but, c’est vraiment plus un projet artistique. » Car avant d’être producteur (...)
Claudia Courtois, quarante ans, est pigiste. Depuis bientôt dix ans, elle est correspondante à Bordeaux pour « Le Monde » et « Le Point » depuis un an. « Comme ça, dit-elle avec humour, ça équilibre, un canard de droite et un canard de gauche. » Une pige à la fin de ses études pour une petite revue nommée « Objectif Aquitaine » débouche sur sa première embauche. La collaboration dure cinq ans, avant que Claudia ne se fasse licencier. « Ca été le coup de pied au fesse qu’il me fallait pour me lancer ». A l’époque, Claudia collaborait déjà au « Monde » et n’avait que ce revenu, plutôt irrégulier, plus les allocations-chômage, pour vivre. En tant que pigiste, la liberté se paye très cher. Financièrement, d’abord. Tous les pigistes n’ont pas la chance d’avoir un bureau payé par leur employeur, comme c’est le cas pour les correspondants du « Monde ». Il faut accepter d’avoir un salaire de misère, 1800€ par mois à quarante ans. Il faut accumuler les piges pour que le métier soit rentable. Une seule ne suffit pas. Sachant que l’investissement professionnel pour chaque n’est pas le même. « Je peux écrire pour « La Gazette des Communes » tous les jours mais un dossier pour « Le Monde » demande bien plus de préparation. Tout le travail de fond, toute la préparation intellectuelle, cela ne vous sera jamais payé ». Quand on est pigiste, on se paye soi-même ses congés payés, et pas question d’avoir accès au comité d’entreprise (CE), ce que certains, qui sont parents, regrettent parfois. Les vacances n’en sont pas : on est (...)
L’origine du projet Bordeaux Connexion Depuis plusieurs années, diverses initiatives ont tenté de mobiliser ce qu’il convient d’appeler les « bordelais de l’étranger ». Faute d’objectifs clairement définis, de continuité dans le processus de mobilisation et en l’absence de tout dispositif dédié permettant de les pérenniser et de leur donner un sens, ces opérations isolées se sont arrêtées d’elles mêmes. Pourtant, la grande notoriété du nom de Bordeaux n’est pas suffisante pour permettre à ce territoire d’inspirer un sentiment identitaire fort, ou de rassembler spontanément sur des valeurs communes. Cependant, avec un incomparable capital historique et patrimonial désormais dépoussiéré, forte de son génie du vin et des valeurs d’équilibre et d’humanisme qui la caractérisent, Bordeaux souhaite désormais communiquer, sur le bouillonnement créatif qui l’anime, son haut niveau technologique, son rayonnement scientifique, ainsi que sur les talents qui trouvent, dans cette métropole en pleine mutation, les moyens de (...)
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