Entre construction et concessions
Les auteurs de ces lignes sont arrivés trop récemment à Bordeaux pour pouvoir conter l’histoire de ses ponts, et expliquer par le menu pourquoi la ville souffre d’un tel sous-équipement en la matière. Nous rappellerons simplement la complexité de cet enjeu, qui se trouve au confluent de contraintes techniques (un fleuve très large), d’idées fixes (la nécessité de préserver l’accès de grands navires à la ville), de considérations (...) > lire la suite
Au-delà des controverses sur le nouveau Stade qui agitent le milieu politico-médiatique, le projet représente un événement phare pour le Groupe de BTP FAYAT, créé en région bordelaise en 1957 et toujours basé à Bordeaux. En pleine évolution stratégique, il compte bien désormais être reconnu parmi les grands. Le 28 octobre dernier, en présence de Clément FAYAT, Président et fondateur du Groupe, Alain Juppé et Xavier Huillard, PDG de VINCI, signaient le contrat de partenariat pour le nouveau stade. D’une durée de 30 ans, ce contrat porte sur la conception, le financement, la construction, l’exploitation et la maintenance du stade de 40 000 places (standard UEFA EURO 2016), signé par le célèbre cabinet d’architecture Herzog & de Meuron. Situé dans le quartier de Bordeaux Lac, le nouveau stade se distinguera des autres enceintes sportives par sa forme singulière presque carrée et conjuguera classicisme épuré et transparence avec de hautes colonnes soutenant le « bol » des tribunes. Il sera utilisé par les Girondins de Bordeaux dès la saison 2015-2016. Aux côtés de VINCI, le Groupe FAYAT participe à hauteur de 50 % dans la société de concession Stade Bordeaux Atlantique créée pour l’occasion, et réalisera 50 % des travaux (montant total 166 millions d’euros), via ses filiales SEG-FAYAT et Razel pour le génie civil et Castel & Fromaget pour la construction métallique. C’est le plus gros PPP (Partenariat Public Privé) remporté à ce jour par le Groupe et un véritable tournant pour lui. Peu connu (...)
Dans notre éditorial de décembre 2010, nous nous étions penchés sur les grandeurs et les défaillances de l’aéroport de Bordeaux-Mérignac. Nous constations qu’il n’était probablement pas à la hauteur des prétentions de la métropole moderne qu’est devenue Bordeaux. Comme nous l’indiquions alors, ‘Venir à Bordeaux’ n’a pas vocation à tomber dans la critique potache et le sarcasme gratuit, mais veut contribuer au débat sur les atouts et les faiblesses de la ville, et sur les moyens de renforcer les premiers et de corriger les secondes. Rétrospectivement, on s’en veut d’avoir été si caustique, et l’on craint d’avoir été injuste. C’est pourquoi, un an après ce coupable éditorial, nous avons choisi d’opérer un bilan de la situation à l’aéroport de Mérignac, dont on veut croire que les responsables sont au diapason des ambitions que forgent nos élus pour Bordeaux, ville bientôt millionnaire. Commençons par les bonnes nouvelles : les problèmes réglés. On avait, assez méchamment, insisté sur la panne de très longue durée de l’escalator des arrivées du terminal A. Il a été depuis remis en service : foin de syndrome Super Phénix, la technologie française est venue à bout de ce défi. On s’était aussi plaint de ce que le bar situé après le contrôle des passagers dans le hall A soit éternellement fermé ou, du moins, ouvert à des horaires aléatoires. On se réjouira d’apprendre qu’il a été réaménagé. Enfin, on s’était aussi inquiété de l’état de fonctionnement de la machine à café du hall A, unique point de ravitaillement en boissons (...)
Lors du match des Girondins à domicile, le 22 octobre, les Ultramarines ont déployé une banderole dans « leur » virage sud plutôt suggestive : « Maillot souillé, honneur bafoué. Sauvez le FCGB* ou dégagez ». On est loin, très loin de la liesse qui s'emparait de Bordeaux en 2009 lors de la conquête du dernier titre de Champion de France. Sur la place des Quinconces, 80 000 personnes fêtaient alors ce moment historique pour le club de football de leur cœur. Aujourd'hui, les Marines et Blancs sont tout simplement dans les fonds du classement et même en zone de relégation quand cette banderole a été déployée. Et on se demande comment une équipe qui dominait tout il y a encore trois ans peut-elle connaître autant de difficultés aujourd'hui. Avec un triplé historique Championnat - Coupe de la ligue – Trophée des Champions lors de la saison 2008/2009, commentateurs, supporters et journalistes lui promettaient alors un avenir radieux. Le club flirtait avec l'excellence. Après un championnat (...)

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