Octobre 2009

Retour vers le futur

édito

Nul ne contestera le caractère spectaculaire de la transformation de Bordeaux ces dix dernières années. La ville aux façades noires, envahie par les voitures jusque dans ses moindres ruelles, aux quais laissés à l’abandon, dépourvue de moyens de transport modernes, a cédé sa place à une cité majestueuse, aux façades lumineuses et aux quais paysagés, dotée d’un impressionnant réseau de tram qui, s’il n’a pas réglé le problème (...) > lire la suite

Etat des lieux

Bordeaux à la périphérie ?

Bordeaux est l’un des plus importants ports historiques de l’océan Atlantique. La ville s’est avant tout tournée vers l’Ouest et l’outre-Atlantique. Elle s’est ensuite centrée sur ses richesses maritimes et viticoles. Longtemps surnommée la belle endormie, elle a cependant retrouvé de son dynamisme ces dernières années. La Belle au Bois Dormant, de peur de rater son Prince Charmant, s’est transformée en un immense chantier avec la construction du tramway, la réhabilitation des quais et affiche aujourd’hui un nouveau rayonnement. Le but ultime de ces grands travaux est de redynamiser la ville et la faire passer du statut de métropole régionale à celui de ville européenne à part entière. Dans les faits, 873 kilomètres la séparent du centre névralgique européen qu’est Bruxelles et 970 km de Strasbourg où siège le Parlement européen. Bordeaux est, à ce titre, classée dans les villes à la périphérie. Sous-entendu les villes trop excentrées au regard du cœur européen pour bénéficier directement de ses avantages. Si l’on ajoute le fait que Paris est située sur la ligne Bordeaux-Bruxelles et accapare donc une grande partie des investissements européens, on comprend mieux les difficultés de la capitale de la région Aquitaine à se faire une place dans l’arène communautaire. De plus, ses infrastructures peinent à suivre la cadence. Le réseau ferré français est reconnaissable par sa forme étoilée, traduction de l’adage selon lequel toutes les routes mènent à Rome, ici en l’occurrence à Paris. Si l’on veut partir de (...)

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En bref

Le traitement du développement durable à Bordeaux

Un premier exemple à citer est l’organisation de la deuxième édition du Festival annuel du Développement durable à Bordeaux, en juin 2009 ; l’année dernière, l’événement, déjà d’envergure, comptait quatre pôles thématiques liés à l’environnement et à sa protection, regroupant sur la vaste place des Quinconces exposants et associations divers. Cette année, trois nouveaux pôles se sont ajoutés aux précédents, et le Festival couvre maintenant des domaines aussi variés que l’éco-habitat, les énergies renouvelables, la consommation « bio », ou la gestion des déchets. Loin d’être un rendez-vous alarmiste et trop centré sur les secteurs professionnels, l’accent est davantage mis sur l’aspect ludique, interactif et festif, avec le recours à une quarantaine d’artistes chargés de l’animation sur place à toute heure de la journée, ou encore à l’organisation de conférences aussi bien pour les enfants que pour les professionnels. Ce Salon, dont l’accès est gratuit, a été mis en place par l’association Changement d’Ere, créée essentiellement par des étudiants de l’école de management de Bordeaux, BEM. La mairie de Bordeaux a, depuis le départ, apporté un soutien financier, à côté d’autres partenaires allant du WWF à l’UCPA. L’innovation que constitue la création d’un tel salon est bien la preuve de l’orientation récente qu’a pris la ville de Bordeaux envers l’environnement. En septembre 2008, Alain Juppé a d’ailleurs exprimé son objectif de faire de sa ville une « vitrine nationale du développement durable », volonté matérialisée par le (...)

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Point de vue

Bilan d’une saison estivale réussie

Le centre historique de Bordeaux est en effet inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2007, en tant qu’ « ensemble urbain et architectural exceptionnel ». De plus, c’est la deuxième ville de France en termes de bâtiments classés et de monuments. Il n’est donc pas étonnant qu’elle attire autant de touristes depuis sa métamorphose en une capitale de province dynamique et moderne. Néanmoins, le pari d’attirer un jour des touristes à la fois français et étrangers était loin d’être gagné. Bordeaux a en effet souffert, et continue de souffrir, d’un manque d’accessibilité, dû à sa situation géographique trop excentrée. En attendant la mise en service de la nouvelle ligne de TGV entre Tours et Bordeaux prévue pour 2016, il faut toujours une moyenne de trois heures de train pour rejoindre Bordeaux à Paris. Quant aux autres lignes ferroviaires qui arrivent dans la capitale girondine, elles ne roulent pas plus vite que des Corails. Côté aérien, l’aéroport de Mérignac n’est pas non plus ce que l’on peut (...)

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divers :

Bordeaux et ses Pôles d’activités

Quelle est réellement leur attractivité ? > lire la suite

sondage

Seriez vous prêt a délocaliser votre activité à Bordeaux pour


 

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