Happy Bordeaux
Il y a un an, nous mettions en ligne le site VAB. Depuis, un nombre de lecteurs sans cesse croissant vient s’informer sur Bordeaux en découvrant chaque mois le mag et en consultant le guide. Des Bordelais, nouveaux et plus anciens, témoignent de leur expérience de la ville et de leurs attentes à son égard, et nous font part de leurs réflexions et interrogations. Depuis le lancement du site, nous avons eu l’occasion (...) > lire la suite
Le regain touristique / classement UNESCO Longtemps Bordeaux a été une ville en deuil de son passé portuaire et de son âge d’or économique. Dans les années 1980 encore, les quais étaient encombrés, y compris au centre ville, de stocks oubliés par les derniers bateaux partis pour d’autres horizons. Ils étaient également occupés par des hangars hideux et des parkings mal fréquentés, séparés de façades uniformément noires par une autoroute urbaine. Le centre ville n’était guère plus engageant, avec ses immeubles en attente de ravalement et ses ruelles envahies par les voitures. Une bonne partie des bourgeois avaient quitté le centre-ville dès les années 1960 pour s’installer au vert dans la proche banlieue, à Caudéran et Bouliac, puis au-delà de la rocade en direction de l’océan. La renaissance de Bordeaux dans les années 1990 a résulté d’une dynamique complexe : rénovation urbaine, mise en place de transports en commun modernes, valorisation des quais, arrivée de nouveaux habitants et retour des Bordelais au centre-ville, revitalisation du commerce intra-muros, réveil culturel, arrivée de grandes entreprises dans l’agglomération. Beaucoup de villes françaises et européennes ont connu un processus de rénovation urbaine similaire dans les années 1990 et 2000, mais rares sont celles où la transformation a été aussi spectaculaire visuellement parlant. Cette mue a été couronnée par un classement de tout le centre ville (fait rarissime) au patrimoine mondial de l’Unesco en juin 2007 et a eu (...)
Le grand Stade Le projet de construction d’un grand stade à Bordeaux est en débat et les controverses sont nombreuses. Certains le défendent en arguant qu’un club représentant la ville en championnat national voire européen se doit de disposer d’installations sportives à la hauteur de sa renommée. De plus, en construisant ce stade à Bordeaux Lac, cela permettrait de déboucher le centre ville et les abords du stade Chaban Delmas lors des matchs, tant il est vrai que les rencontres sportives provoquent bien des complications pour les riverains. De même, concentrer les supporters dans une zone relativement aisée à surveiller présente le net avantage de faciliter la prévention des débordements, qui si ils se produisent, auront alors lieu non pas en centre ville, mais en périphérie. Toutefois, de nombreux bordelais, ainsi que de nombreux élus, à commencer par le Vert Pierre Hurmic, se sont prononcés contre le projet de construction d’un grand stade. Pour eux, ce stade répond uniquement aux impératifs du foot-business et Bordeaux n’a nul besoin de satisfaire aux normes de l’UEFA, puisque son stade historique, le stade Chaban Delmas, est en pleine rénovation. De même, ils rétorquent à leurs adversaires qui pensent qu’un plus grand stade signifie plus de spectateurs que le stade Chaban Delmas couvre les besoins de la ville puisque le taux de remplissage de celui-ci est de 78% en moyenne. Enfin, alors que les collectivités territoriales supportent déjà le coût de la rénovation du stade Chaban Delmas, (...)
Bordeaux 2013 Chaque année depuis 1985, une ou plusieurs villes européennes (deux actuellement) bénéficient pour un an du label « capitale européenne de la culture ». Si peu de moyens s’attachent à cette désignation, elle est prestigieuse et suscite une large couverture médiatique. Un nombre croissant de villes sont ainsi candidates à ce titre, qui leur permet tout à la fois de valoriser leurs atouts t de mettre en place des projets de moyen terme. Certaines cités ont tiré un grand profit de cette opération en termes d’image, de rénovation urbaine et de flux touristique. Ce fut le cas d’Avignon en 2000, de Salamanque en 2002, de Lille en 2004 ou encore de Liverpool en 2008. Pour d’autres, l’opération est moins profitable, faute d’un projet solide et d’une mobilisation suffisante des acteurs concernés. Lancée en 2008, la candidature de Bordeaux au titre de Capitale de la culture 2013 se voulait un catalyseur pour poursuivre la mue de la ville – vrai réussite du point de vue de l’urbanisme et des (...)
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