L’après Juppé ?
Depuis l’entrée d’Alain Juppé au gouvernement, Vincent Feltesse, maire PS de Blanquefort et Président de la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB), est très présent dans les médias Aquitains. Est-ce un hasard du calendrier, le résultat d’une stratégie politique ou un effet du fonctionnement des médias, qui ont besoin de parler de figures locales même en l’absence de la principale d’entre-elles ? Un peu des trois, probablement. (...) > lire la suite
En ce moment se déroule sur la place du marché de Lerme récemment rénové une exposition retraçant l'existence et le parcours du bâtiment et du quartier. La restauration du marché de Lerme s'ajoute à la liste des multiples autres restaurations déjà entreprises par la ville Bordeaux, soucieuse de préserver son patrimoine, comme en témoignent les réhabilitations de la Halle des Chartrons, de la Cour Mably, de l'espace Saint-Rémy ou encore du théâtre de la Pergola. A cette occasion, on en profite pour revisiter un peu la cité Bordelaise et remonter dans le temps pour mieux comprendre le développement, le fonctionnement et les problématiques d'un quartier riche en souvenirs et en anecdotes. La capitale Bordelaise a connu des développements successifs et s'est progressivement constituée, jusqu'à dessiner un ensemble circulaire délimité par des Boulevards que nous connaissons aujourd'hui. Mais à la fin du XVIII° siècle la ville était loin de présenter cette ossature et le bâti bordelais du quartier était cerclé au-delà de la rue de la Trésorerie de vignes et de cultures pour l'essentiel. La Révolution française marque un tournant dans l'histoire de la ville, avec la confiscation des biens du chapitre Saint-Seurin, la vente des ruines du palais Gallien ainsi qu'un vaste mouvement de construction de lotissement qui fut à l'origine du quartier. Nombre de ces constructions furent préjudiciables à la richesse du patrimoine, en témoigne la spoliation des vestiges (...)
Le surnom de « belle endormie » donné à Bordeaux depuis longtemps, témoigne de la perception négative de la Gironde, considérée comme un département hautain et froid. Si Bordeaux a depuis largement redorée son blason grâce aux multiples travaux engagés et réalisés, il n’empêche que la Gironde restait peu attractive pour les touristes, malgré ses richesses patrimoniales et culinaires…C’est ce qu’a confirmé une étude réalisée sur l‘image et le positionnement touristique fin 2008. Alain Renard, vice-président du Conseil Général, en charge notamment du tourisme reconnaissait cette faiblesse : « La Gironde a connu une certaine désaffection, et la concurrence a augmenté, en France mais aussi à l'étranger, avec le développement des compagnies low-cost ». Il fallait réagir. Dans l’appel d’offre envoyé aux agences de communication, trois objectifs étaient assignés à la campagne : faire de la Gironde une destination touristique, installer la « marque Gironde » et, enfin, véhiculer la valeur de générosité associée à l’identité girondine. Le choix de TBWA ne s’est pas fait au hasard. L’agence est en effet connue pour ses campagnes chocs, mais chics. Sa marque de fabrique est la disruption, qui « plus qu'une méthode, est un mode de pensée qui débusque les conventions, les façons stéréotypées de faire ou de penser et élabore pour (ses) clients des visions plus ambitieuses au service de leurs marques » selon le président de l’agence, J.M Dru. Et c’est suivant ce principe que la campagne « Trouvez votre point G en (...)
La crise immobilière a frappé le marché à Bordeaux à l’instar des autres grandes villes. Les acheteurs ne se bousculaient pas et les prix partaient à la baisse malgré une surestimation constante des vendeurs qui limitaient les opportunités de vente. En effet, en 2008, les prix avaient en moyenne baissé de 3,1% et en 2009 de 4,9%[1]. Toutefois, une légère reprise est en cours avec la progression de 1,5%[2] des montants pendant l’année 2010. Ces chiffres, si ils concernent la France entière, excepté Paris, sont également applicables au marché local de Bordeaux, qui connu effectivement un ralentissement en 2008 et 2009. A cette époque, il fallait compter en moyenne 4 mois de délai avant une vente ! Après la flambée des prix du début des années 2000, le marché de l’immobilier est parti brusquement à la baisse durant la crise suivant la tendance nationale. Certains secteurs du centre ville de Bordeaux ont ainsi perdu entre 5 et 10%[3] de leur valeur au prix de vente en 2009. Cette légère baisse, si elle n’a (...)

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