Deux mois après le lancement de ce site, il est temps d’établir un premier bilan des résultats issus de nos sondages on-line. Deux thèmes bien distincts et également cruciaux pour
Bordeaux y ont été abordés aux mois de septembre et octobre.
Le premier, qui a suscité une forte participation, portait sur les raisons de l’attrait qu’exerce Bordeaux auprès de tous les publics. A 80%, les lecteurs ont opté pour la qualité de vie que l’on trouve ici, les côtés culturel et touristique étant relégués à des pourcentages d’environ 10%. Mais le résultat le plus marquant de ce premier sondage a été le faible pourcentage (3%) de personnes considérant l’économie comme l’atout principal de notre ville.
Afin de rebondir sur ce résultat, le deuxième sondage mis en ligne a choisi de traiter des raisons qui poussent les entrepreneurs à délocaliser leur activité sur Bordeaux. Ce sujet s’adresse, certes, à une catégorie d’acteurs bien spécifique, ce qui explique la participation moindre des Internautes ; mais, plus important encore, les réponses ont grandement négligé la technologie, la flexibilité ou la concentration comme atouts de Bordeaux. En effet, 70% des répondants ont souligné l’intérêt d’une économie des coûts et ainsi que des avantages fiscaux pour les nouvelles délocalisations. Ce sondage montre clairement que Bordeaux ne représente pour l’instant pas un symbole économique de dynamisme, mais qu’elle est susceptible d’attirer des investissements et des délocalisations grâce à des coûts réduits.
Si l’attractivité de Bordeaux s’est incontestablement renforcée, on peut néanmoins s’interroger sur la réalité du réveil de celle que l’on a longtemps appelé la « belle endormie ». Le développement de la ville, sa rénovation architecturale ou encore l’organisation d’événements innovants (
voir l’article de Julien Baldacchino sur Evento, biennale d’art contemporain) ont fait de Bordeaux une ville touristique, vitrine du Sud-Ouest et de l’âge d’or de l’Aquitaine. Mais au-delà de cette façade dorée se cache une réalité économique en manque de dynamisme et d’identité propre. Quelles sont les solutions qui existent et qui permettraient de faire de Bordeaux le symbole d’un secteur économique, à l’image de Toulouse pour l’aéronautique ? Comment attirer des entreprises à Bordeaux sur une base autre que des réductions de dépenses ? De quelle valeur ajoutée Bordeaux a-t-elle besoin aujourd’hui pour s’imposer économiquement au niveau national ?
Elodie Buch