Sciences

Le Neurocampus : un projet porteur de croissance et d’innovation

En partenariat avec l’Université Victor Segalen Bordeaux 2, la réalisation du Neurocampus de Bordeaux dote la ville d’un outil de recherche de pointe dans le domaine des maladies du système nerveux, la classant parmi les capitales mondiales de la neuroscience.

Présenté le 25 novembre dernier au Conseil Régional par Alain Rousset et Mathieu Hazouard, conseiller régional en charge de la Recherche, le projet de Neurocampus prend forme avec le début des travaux programmé pour 2013. Le Neurocampus vise à créer un campus universitaire d’excellence entièrement dédié à la recherche sur le système nerveux et les maladies pouvant l’affecter.
Le futur centre de recherche prendra place entre l’actuel centre Magendie et le CHU de Pellegrin sur une surface de 15000 m². Les bâtiments abritant les différents instituts de recherche seront livrés en 2014. Le Neurocampus de Bordeaux vise à accorder une démarche de recherche scientifique sur le système nerveux et ses maladies de niveau mondial en mettant en œuvre deux instituts spécialisés à une démarche de visibilité et d’attractivité pour le bassin bordelais en encourageant l’accompagnement des chercheurs qui souhaitent s’y installer. Le bassin bordelais renforce ainsi son attractivité en montant un centre d’envergure internationale capable d’attirer des chercheurs étrangers hautement qualifiés. L’objectif affiché est de faire de la capitale régionale un centre mondial à la pointe de la recherche neuroscientifique.
 
Deux instituts composeront ce pôle de recherche. L’Institut Interdisciplinaire des Neurosciences (IINes) et l’Institut des Maladies Neurodégénératives (IMD). Le projet de Neurocampus a été lancé en 2008 et vise à accroître considérablement les capacités et le rayonnement des neurosciences bordelaises. A cet effet, il est prévu également de créer une Ecole des Neurosciences de Bordeaux, toujours en projet, afin d’exporter le savoir-faire des chercheurs bordelais. D’un coût total de 70 millions d’euros, le Conseil Régional finance la majeure partie du projet à hauteur de 60 millions d’euros. En ce qui concerne le seul volet de la création des deux nouveaux instituts (IINes, IMD) et de leur bâtiment, le projet est évalué à 45 millions d’euros, dont 38 supportés par la Région.
 
La naissance de ce pôle de recherche dédié aux neurosciences répond à un impératif de santé publique. En effet, le constat est accablant et les défis nombreux à relever. L’augmentation des maladies touchant le système nerveux, à l’instar de la maladie de Parkinson ou d’Alzheimer, est constante, à tel point que, d’ici 2030, le nombre de malades pourrait doubler. La création de ce Neurocampus est ainsi un investissement sur le long terme.
 
En outre, il offre également un bénéfice immédiat. En effet, la création du centre de recherche de pointe rassemble les 450 chercheurs du CNRS, de l’INRSEM et de l’Université de Bordeaux et permet ainsi une reconnaissance au niveau international de ce pôle d’excellence animé par des équipes à la réputation mondialement reconnue. Enfin, avec la construction du nouveau bâtiment, il s’inscrit dans une logique de synergie des instituts de recherche sur le modèle d’un « cluster » couvrant l’intégralité du processus de la recherche neuroscientifique.
 
Hugues Riffard
 
Neurocampus (crédit photo Cabinet Vialet Architecture)

 

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