ECONOMIE

Le rayonnement culturel de Bordeaux

Les rayons culturels de Bordeaux continuent à éclaircir la ville…

L’image de Bordeaux que j’ai dans la tête (et probablement l’image qui rend beaucoup de bordelais fiers) depuis que je suis arrivée en septembre est celle d’une ville qui constitue un centre culturel du Sud-ouest de la France. Pour moi, Bordeaux l’est et l’était depuis son existence et je n’arrive pas à me le représenter autrement. Le quai existait toujours - ainsi que le miroir d’eau et tous les autres atouts auxquels on associe Bordeaux, peu importe qu’ils aient été construits il n’y a que quelques années. Quand je partirai, Bordeaux restera la même ville que celle d’aujourd’hui – ainsi gravée dans mes souvenirs. Un tableau, fini par un artiste qui ne souhaite pas ajouter plus de détails.
 
 Alors, c’est un point de vue très simpliste, car je sais bien que Bordeaux, autrefois « la belle endormie », vient juste de se réveiller. Profitant de son statut de ville patrimoine mondial de l'humanité décerné par l'UNESCO en 2007, elle est en train de faire ses premiers pas en termes de rayonnement culturel, attirant de plus en plus de touristes français, étrangers et étudiants, ainsi que des investissements de l’étranger. Ceux qui ne connaissaient pas Bordeaux il y a quelques années y trouvent aujourd’hui une ville dynamique et jeune.
 
 On peut soutenir que ce qui a poussé Bordeaux à évoluer est son inscription sur la liste du patrimoine mondial par l'UNESCO. Avec ce titre, Bordeaux appartient à une « communauté internationale » qui vise à protéger ses bâtiments, son architecture et son aura générale. Chaque année, elle reçoit environ quatre millions de dollars pour qu’elle se préserve et se promeuve. Elle bénéficie également d’une élaboration et mise en œuvre de plans de gestions variés qui ont pour tâche principale la préservation de ses sites historiques et l’alimentation de l’industrie du tourisme. La ville bénéficie de ces investissements économiques mais évidemment, il va de soi que la publicité qui se rattache à une inscription sur une telle liste est inestimable et a contribué à inscrire Bordeaux dans une logique dynamique, en la faisant petit à petit gravir les échelons de la liste des villes les plus visitées en France.
 
La politique de l’État aussi fait que la ville de Bordeaux ne se contente pas du progrès qu’elle a fait jusqu'à présent coté culturel. Après avoir reçu le titre, la mairie ne cesse jamais de dresser le profil de la ville, engageant des urbanistes et des architectes afin de soutenir le patrimoine. Les résultats sautent aux yeux – il semble qu’il y ait toujours une foire aux plaisirs, une animation culturelle ou quelque chose à faire. En plus, des plans d’urbanisme et de construction sont attendus pour le quartier de La Bastide, le Quartier du stade, le Quartier du Grand Lac et le Quartier St. Jean.
 
 Même après avoir été nommé au patrimoine mondial, Bordeaux cherche toujours à améliorer ses compétences avec par exemple la présentation de sa candidature pour être la capitale culturelle de l’Europe en 2013, face à Marseille et Toulouse entre autres. Si elle avait été choisie, Bordeaux aurait pu bénéficier d'une ouverture européenne sans précédant tout en assurant une publicité internationale.
 
 L’avenir est incertain, car les villes seront pré-sélectionnées au début de l’année prochaine. Pourtant une chose est bien claire : Bordeaux est une ville en pleine expansion culturelle s’appuyant sur l’élan donné par l'UNESCO. Elle roule à tombeau ouvert, sans pour autant montrer des signes de faiblesse. Et ce qui est sûr, c'est que Bordeaux est bel et bien un tableau qui s'enjolive de jour en jour, ou plutôt, comme du bon vin, qui se bonifie avec le temps !

 
Julia GUERON

 

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