Les mutations du quartier Saint Jean/Belcier

Le quartier Saint Jean/Belcier est représentatif des efforts fournis par la mairie pour réhabiliter certains lieux. Leur modernisation s’inscrit dans un cadre dynamique de développement de la ville, que ce soit pour servir les intérêts de l’industrie touristique avec le réaménagement du centre ville ou que ce soit pour faire de Bordeaux un carrefour indispensable de l’économie tertiaire servi par un réseau de transport d’ampleur nationale, notamment dans le quartier Belcier avec la construction de la future gare LGV et le projet de centre d’affaires TGT.

A l’origine, le quartier Belcier est le seul quartier situé à l’intérieur des Boulevards qui n’est pas classé au Patrimoine Mondial de l’Humanité. Profitant de son statut de quartier à rénover, un projet pharaonique a vu le jour. La mairie a décidé de construire un quartier d’affaire en plein Belcier : le projet TGT. Ce futur complexe dédié aux affaires pourrait bien évidemment servir les intérêts économiques de Bordeaux en lui offrant la possibilité d’avoir une vitrine nationale a minima en matière d’entreprenariat et de commerce.
 
En outre, l’émergence d’un quartier d’affaires dans ce quartier, qui contribuera fortement à sa mise en valeur, ne doit rien au hasard. En effet, l’arrivée prochaine du TGV à Bordeaux est prévue pour 2015. Dans cette perspective, une gare spécialement aménagée pour accueillir la LGV est en train d’être construite à Belcier. La communication avec Paris sera facilitée et deux heures de voyage maximum sépareront Bordeaux de la capitale au lieu des trois nécessaires aujourd’hui.
 
De plus, la constitution d’un réseau de transport reliant Bordeaux à Paris nécessite la mise en place d’un cadre susceptible de promouvoir le développement économique du secteur tertiaire à Bordeaux, mission que le projet de centre d’affaires tente de remplir, d’où l’étude commandée par la CUB sur la pertinence de la construction de ce pôle tertiaire.
 
De même, il s’agit, avec l’aménagement de la gare LGV, d’inscrire Bordeaux au sein d’un réseau de transport national, avec le raccourcissement des délais de voyage entre Paris et Bordeaux, mais également d’en faire un véritable nœud ferroviaire en communication directe avec Madrid ou Bilbao, par exemple. Grâce au nouveau réseau de transport rapide, Bordeaux tente de s’implanter sur la scène européenne, de se désenclaver et de faire jeu égal avec des métropoles aussi dynamiques que Bilbao avec laquelle elle a signée un pacte de coopération en 2000.
 
Enfin, la construction de la gare LGV et l’implantation du centre d’affaires dans le quartier Belcier, dédié à ces nouvelles activités qui stimuleront le cœur économique de la capitale aquitaine, entre en relation avec les domaines d’excellence traditionnels de Bordeaux. En effet, Bordeaux se partage le pole de compétitivité en matière aéronautique avec Toulouse, et les nouvelles installations offriront un gain de temps non négligeable entre les deux villes qui seront seulement à une heure de voyage l’une de l’autre.
 
Ainsi, si Bordeaux soigne son image de ville touristique où il fait bon vivre, elle n’en n’oublie pas pour autant de se développer économiquement. Les mutations du quartier Belcier et de la gare Saint jean, avec l’arrivée de la LGV et la construction d’un pôle tertiaire tourné vers les affaires, à l’image de la Défense à Paris, favorisent une évolution positive de Bordeaux. La ville profite en effet de sa visibilité et de sa renommée retrouvées grâce au classement au patrimoine Mondial par l’UNESCO pour développer son activité économique en se désenclavant et en se constituant en carrefour commercial européen.
 
Hugues Riffard

 

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